Cuba dénonce le renforcement du blocus des Etats Unis
Ecrit par Waldo Mendiluza
La Havane, le 7 février 2012. Le blocus économique, commercial et financier des Etats Unis contre Cuba arrive à 50 ans d’être devenu officiel, au milieu du renforcement de ses mécanismes de persécution et de harcèlement, a dénoncé aujourd’hui le Ministère des Affaires étrangères.
Dans une interview avec Presse Latine, la directrice des Affaires Multilatérales, Anayansi Rodriguez a refusé ledit assouplissement dans l’application de la mesure imposée le 7 février 1962 par le Président nord-américain à l’époque, John F. Kennedy, d’après ce qui dit la Maison Blanche.
Encore une fois, l’Administration de Barack Obama parle d’un assouplissement, afin de faire croire à la communauté internationale, que c’est à Cuba d’avancer vers des meilleures relations bilatérales, a-t-elle averti.
Rien de plus loin, a-t-elle dit, en réalité le blocus s’est renforcé avec Obama, surtout dans son caractère extraterritorial, à partir d’une plus grande persécution aux transactions financières de Cuba, n’importe où dans le monde.
Selon la fonctionnaire du Ministère de Affaires étrangères, Les Etats Unis ont même appliqué des amendes à des banques des tiers pays ayant des liens avec la nation caribéenne.
L’hostilité frappe également les liens avec de mécanismes multilatéraux. Le Bureau de Contrôle d’Actifs étrangers a récemment saisi plus de quatre millions de dollars destinés aux projets à Cuba, des ressources octroyées par le Fonds Mondial de Lutte contre le VIH/sida, la Tuberculose et la Malaria, a-t-elle ajouté.
Selon Rodriguez, les mesures appliquées par l’actuel gouvernement états-unien en matière de remises d’argent, autorisations de vols vers Cuba dès aéroports spécifiques et licences de voyages, sont des pas positifs, mais ils ne constituent pas un abandon des pressions de harcèlement.
Ces pas n’ont rien à voir avec le complexe mécanisme de régulations et des normes chargés de classer le blocus et son extraterritorialité marquée, par des lois telles que la Torricelli (1992) et la Helms-Burton (1996) ; en réalité, ils nous font retourner à l’époque de l’Administration de William Clinton, qui a gouverné jusqu’au janvier 2001, a-t-elle exprimé.
La fonctionnaire a insisté sur le fait que le discours sur lesdits assouplissements reste sans valeur parce que les interdictions au commerce cubain et les dégâts chez des secteurs aussi sensibles que la Santé, continuent.
Nous continuons à ne pas pouvoir importer ni exporter aux Etats Unis, sans pouvoir utiliser le dollar nord-américain dans nos transactions et sans pouvoir accéder aux principaux mécanismes internationaux pour des crédits et des fonds, a-t-elle expliqué.
En plus, a-t-elle dit, pour les citoyens états-uniens l’interdiction de voyager à l’ile continue, en violation de leurs droits constitutionnels.
Pour Rodriguez, les principes que un demi-siecle avant, ont donné lieu au blocus, continuent encore en vigueur.
Les sanctions unilatérales ont été rendues officielles le 7 février 1962 avec la proclame 3447, mais même avant, l’objectif des Etats Unis de renverser la Révolution de 1959 était claire, y compris le recours au génocide, le cas échéant, a-t-elle exprimé.
Dans ce sens, elle a précisé que les actions de Washington contre Cuba sont classifiées de génocide, conformément à l’article 2 de la Convention de l’ONU pour la Prévention et Sanction de ce délit. (Cubaminrex)
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